Envie de vivre l’une des plus belles aventures de rando en France sans y passer trois semaines ? Bonne nouvelle : il est possible de faire le GR20 en 10 jours. Oui, c’est intense. Oui, vos mollets vont s’en souvenir. Mais promis, les paysages, les rencontres et l’ambiance unique des refuges corses vous le rendront au centuple !
Dans ce guide, je vous partage mon itinéraire idéal, toutes les infos pratiques, l’équipement essentiel et surtout des conseils qui changent tout quand on veut allier défi sportif et plaisir de marcher. Que vous partiez du Nord ou du Sud, je vous aide à tracer votre route.
Toutes les étapes du GR20 en 10 jours
Envie de faire le GR20 en 10 jours ? C’est un beau défi, un peu sportif mais largement faisable si vous êtes bien préparé et prêt à marcher tous les jours. Je vous propose donc un découpage malin de l’itinéraire dans le sens Nord-Sud ET dans le sens Sud-Nord (vous avez le choix du roi !), avec les étapes regroupées pour alléger un peu le sac… et garder le plaisir intact !
Faire le GR20 en 10 jours Nord-Sud
Jour 1 – De Calenzana à Ortu di u Piobbu 🥾
- Distance : 11 km
- Dénivelé : +1 450 m / –200 m
- Durée : environ 6 h 30
- Refuge : Ortu di u Piobbu
On attaque fort avec une belle grimpette dès le départ. Le sentier monte sec, mais les vues sur la mer et la Balagne sont à couper le souffle. C’est le début de l’aventure !
Jour 2 – D’Ortu di u Piobbu à Carrozzu 🥾
- Distance : 6,5 km
- Dénivelé : +780 m / –917 m
- Durée : environ 6 h 45
- Refuge : Carrozzu
Une courte étape durant ce GR20 en 10 jours, mais c’est une étape technique, avec la fameuse passerelle de Spasimata. Pas de panique, c’est impressionnant, mais solide !
Jour 3 – De Carrozzu à Asco Stagnu 🥾
- Distance : 7,8 km
- Dénivelé : +790 m / –638 m
- Durée : environ 6 h
- Refuge : Asco Stagnu (Haut-Asco)
Les choses sérieuses commencent pour votre GR20 en 10 jours : on monte, on grimpe, on s’accroche… et on savoure l’arrivée au cœur des montagnes corses.
Jour 4 – D’Asco Stagnu à Tighjettu 🥾
- Distance : 8 km
- Dénivelé : +1 220 m / –1 050 m
- Durée : 7 h 30 à 8 h
- Refuge : Tighjettu
Une des journées les plus costaudes du GR20 en 10 jours, avec l’ascension du Monte Cinto pour les plus téméraires. Sinon, le passage par la Pointe des Éboulis est déjà un sacré morceau.
Jour 5 – De Tighjettu à Manganu (via Ciottulu di i Mori) 🥾
- Distance : env. 20 km (2 étapes en une)
- Dénivelé : +800 m / –1 100 m
- Durée : 8 h à 9 h
- Refuge : Manganu
Deux étapes en une pour profiter du plateau du Camputile et du célèbre lac de Nino. Oui, 20 km c’est long, mais le paysage en vaut chaque pas dans ce parc naturel.
Jour 6 – De Manganu à Petra Piana 🥾
- Distance : 8,5 km
- Dénivelé : +830 m / –530 m
- Durée : 6 h à 6 h 30
- Refuge : Petra Piana
On passe à nouveau en altitude avec des vues à couper le souffle. Attention au vent durant votre GR20 en 10 jours, souvent présent dans cette portion exposée.
Jour 7 – De Petra Piana à Vizzavona (2 étapes) 🥾
- Distance : 22 km
- Dénivelé : +1 100 m / –2 000 m
- Durée : 9 h à 10 h
- Hébergement : Gîte à Vizzavona
Grosse journée avec beaucoup de descente en fin de parcours. Mais Vizzavona marque la “mi-temps” du GR20 en 10 jours… une petite bière n’est pas volée !
Jour 8 – De Vizzavona à l’Onda 🥾
- Distance : 11 km
- Dénivelé : +850 m / –1 200 m
- Durée : 6 h
- Refuge : L’Onda
Un jour plus calme pour relancer la machine après la coupure à Vizzavona. On traverse la forêt puis on grimpe doucement jusqu’au refuge.
Jour 9 – De l’Onda à Usciolu (via Petra Piana et Prati) 🥾
- Distance : env. 23 km (2 étapes en une)
- Dénivelé : +1 200 m / –950 m
- Durée : 9 h à 10 h
- Refuge : Usciolu
C’est long, c’est en crête, c’est sublime. Un des plus beaux enchaînements du GR20 en 10 jours, à condition de ne pas traîner si le vent se lève.
Jour 10 – D’Usciolu à Conca (via Asinau et Paliri) 🥾
- Distance : env. 28 km (3 étapes en une pour les motivés !)
- Dénivelé : +1 400 m / –2 000 m
- Durée : 10 h à 11 h
- Arrivée : Conca
Clap de fin avec une dernière longue journée. Mais quelle fierté de voir enfin Conca au loin ! Un dernier effort, et vous pourrez dire : « J’ai fait le GR20 en 10 jours ! »
Faire le GR20 en 10 jours Sud-Nord
Jour 1 – De Conca à Asinau 🤾
- Distance : 28 km (3 étapes en une)
- Dénivelé : +2 000 m / –1 400 m
- Durée : 10 h à 11 h
- Refuge : Asinau
On ne va pas se mentir : commencer par trois étapes en une, c’est costaud. Mais si vous êtes en forme, c’est aussi une bonne façon d’entrer directement dans le vif du sujet. Forêts, crêtes, vues panoramiques… vous êtes tout de suite dans l’ambiance !
Jour 2 – D’Asinau à Usciolu (via Paliri et Prati) 🤾
- Distance : env. 23 km
- Dénivelé : +950 m / –1 200 m
- Durée : 9 h à 10 h
- Refuge : Usciolu
Une superbe journée en crête avec des panoramas à 360°. Par temps clair, c’est un véritable bonheur. Attention toutefois au vent, il peut être impressionnant sur cette portion du GR20 en 10 jours.
Jour 3 – D’Usciolu à l’Onda 🤾
- Distance : 23 km (2 étapes en une)
- Dénivelé : +950 m / –1 200 m
- Durée : 9 h à 10 h
- Refuge : L’Onda
Encore une double étape pour ce GR20 en 10 jours, mais quelle beauté ! Des alpages et des sommets à perte de vue, de jolis passages en forêt et quelques bons raidillons pour rester bien éveillé.
Jour 4 – De l’Onda à Vizzavona 🤾
- Distance : 11 km
- Dénivelé : +1 200 m / –850 m
- Durée : 6 h
- Hébergement : Gîte à Vizzavona
Une journée plus douce pour récupérer un peu. On grimpe gentiment avant de redescendre vers Vizzavona, le point central du GR20. L’endroit parfait pour une bonne douche et une petite pause bien méritée !
Jour 5 – De Vizzavona à Petra Piana 🤾
- Distance : 22 km (2 étapes en une)
- Dénivelé : +2 000 m / –1 100 m
- Durée : 9 h à 10 h
- Refuge : Petra Piana
Un gros morceau avec pas mal de dénivelé et des paysages à couper le souffle. Préparez les mollets, mais aussi les yeux : cette journée est l’une des plus belles du GR20 Sud-Nord.
Jour 6 – De Petra Piana à Manganu 🤾
- Distance : 8,5 km
- Dénivelé : +530 m / –830 m
- Durée : 6 h à 6 h 30
- Refuge : Manganu
Une étape plus courte mais technique, avec de belles sections minérales et des vues grandioses. Le lac de Nino en point d’orgue : un véritable moment de magie.
Jour 7 – De Manganu à Tighjettu (via Ciottulu di i Mori) 🤾
- Distance : env. 20 km (2 étapes en une)
- Dénivelé : +1 100 m / –800 m
- Durée : 8 h à 9 h
- Refuge : Tighjettu
On enchaîne deux belles portions, avec une belle diversité de paysages. Vous aurez peut-être la chance de croiser quelques chevaux en liberté dans le Camputile.
Jour 8 – De Tighjettu à Asco Stagnu 🤾
- Distance : 8 km
- Dénivelé : +1 050 m / –1 220 m
- Durée : 7 h 30 à 8 h
- Refuge : Asco Stagnu
Encore une étape bien physique avec le passage par la Pointe des Éboulis (et le Monte Cinto pour les plus sportifs). C’est dur… mais magnifique.
Jour 9 – D’Asco Stagnu à Carrozzu 🤾
- Distance : 7,8 km
- Dénivelé : +638 m / –790 m
- Durée : 6 h
- Refuge : Carrozzu
On redescend en forêt, avec de beaux points de vue et quelques passages techniques. L’approche de la célèbre passerelle de Spasimata marque souvent les esprits !
Jour 10 – De Carrozzu à Calenzana 🤾
- Distance : 17,5 km
- Dénivelé : –1 450 m / +200 m
- Durée : 6 h 30
- Arrivée : Calenzana
Une dernière étape en descente progressive vers la Balagne. On voit la mer, on sent l’arrivée, et ça donne des ailes. Félicitations : vous venez de boucler le GR20 en 10 jours, dans le sens Sud-Nord !
Faire le GR20 en 10 jours : quel niveau ?
Alors, soyons honnêtes : faire le GR20 en 10 jours, ce n’est pas une promenade de santé. Mais ce n’est pas non plus réservé aux ultra-traileurs ou aux héros de l’effort. C’est un vrai défi, oui, mais un défi accessible, à condition d’avoir un minimum de préparation.
C’est fait pour qui, ce format 10 jours ? 🚶♂️➡️
- Pour celles et ceux qui aiment marcher longtemps
- Qui sont déjà un peu à l’aise en haute-montagne
- Qui savent gérer l’enchaînement des efforts jour après jour
En clair, si vous avez l’habitude de faire des randonnées de 6-7 heures avec du dénivelé, que vous savez lire une carte ou suivre un balisage sans vous perdre à la première bifurcation, vous êtes dans le bon wagon !
Pas besoin d’être un randonneur de haut niveau pour valider le GR20 en 10 jours, mais il faut aimer transpirer, grimper, parfois crapahuter… et se lever tous les matins avec encore quelques courbatures de la veille.
Côté technique, on en est où ? 🧗
Le GR20 est souvent qualifié de “plus difficile d’Europe”, et ce n’est pas totalement une légende. Certains passages demandent de poser les mains, de franchir des pierriers ou de s’accrocher à des chaînes. Rien d’alpin, mais un peu de technique quand même. Il faut donc être à l’aise avec l’idée de “randonnée sportive” et ne pas avoir le vertige (du moins, pas trop).
Et si je n’ai jamais fait de trek ? 🤔
Alors là, mieux vaut commencer plus cool. Faire le GR20 en 10 jours, c’est quand même intense, surtout si vous n’avez jamais enchaîné plusieurs jours de marche avec sac sur le dos. Un GR plus court, ou une première moitié du GR20 (Nord ou Sud) en 6 ou 7 jours, peut être une belle porte d’entrée !
Préparation du GR20 en 10 jours : de quel équipement avez-vous besoin ?
Spoiler alert : faire le GR20 en 10 jours, ça demande un peu plus qu’une paire de baskets et une casquette. Sur ce sentier mythique, chaque gramme compte, mais chaque oubli aussi. Voici un petit tour d’horizon de l’équipement à embarquer pour marcher longtemp et ne pas finir finir rincé au bout de deux jours !
Le sac à dos : votre meilleur (ou pire) compagnon 🎒
On vise un sac de 40 à 50 L grand max. Pas besoin d’un modèle pour expédition en Himalaya : plus il est grand, plus vous le remplirez. Et plus vous le remplirez… plus vous le porterez (CQFD). Choisissez-le bien ajusté, avec un bon dos ventilé et une ceinture confortable. Testez-le chargé avant le départ : ça peut vous éviter bien des jurons en montée.
Les indispensables à avoir sur soi 🤚
- Chaussures de trail déjà faites (évitez les neuves la veille du départ 🙃)
- Bâtons télescopiques (oui, même si vous avez 25 ans et des genoux en béton, ils sauvent des descentes)
- Lampe frontale (avec piles de rechange)
- Petite trousse de secours avec l’essentiel : pansements, désinfectant, couverture de survie
- Papiers, carte Vitale, un peu de liquide : on n’est jamais trop prudent
- Carte, GPS ou application fiable
Pour dormir comme un loir (ou presque) 💤
- Duvet léger mais chaud (les nuits peuvent surprendre, même en été)
- Drap-sac (souvent obligatoire en refuge)
- Bouchons d’oreilles (il y a toujours un ronfleur pro quelque part)
- Tenue de nuit confortable (et sèche, surtout)
Côté fringues : l’art du “juste ce qu’il faut” 🧣
- 2 t-shirts techniques (laine mérinos = jackpot)
- 1 short + 1 pantalon rando
- 1 polaire ou doudoune légère
- 1 veste imperméable (vraiment imperméable)
- 1 surpantalon pour la pluie
- 3-4 sous-vêtements et chaussettes
- 1 tenue “propre” pour le soir (à alterner avec celle de nuit)
- Un bonnet, des gants, un buff (si si, même en été…)
Et pour manger / boire / survivre 🍽
- Réchaud + petite popote
- Cuillère / couteau / bol
- Gourde filtrante pour l’eau
- En-cas et petits plaisirs (barres, fruits secs, carré de chocolat = bonheur)
- Gourdes ou poches à eau (1,5 L mini)
- Savon multi-usage, mini serviette microfibre, éponge coupée en deux (astuce de pro !)
Petit conseil de fin : regroupez vos affaires dans des sacs étanches par thème (dodo, cuisine, toilette…). Ça aide à s’organiser, à tout retrouver en deux secondes… et à garder vos chaussettes sèches si le sac prend la pluie. Sur le GR20 en 10 jours, ça peut faire la différence entre “bonne rando” et “descente aux enfers”.
Réussir les étapes du GR20 Corse en 10 jours : 8 conseils
Partir pour 180 kilomètres de sentiers corses avec un sac sur le dos et des étoiles plein les yeux, c’est une sacrée aventure. Mais pour que l’euphorie ne laisse pas place à la galère au bout de deux jours, quelques bons réflexes peuvent tout changer.
1. Oubliez le sac à dos de ville
Croyez-en quelqu’un qui a tenté l’aventure avec un sac « urbain » de 30L : au bout de quelques heures, les épaules crient pitié. Pour marcher 8h par jour avec 10 kg sur le dos, un bon sac de rando avec ceinture ventrale change littéralement la vie. Ce n’est pas un luxe, c’est une question de confort (et de survie mentale).
2. Un peu d’entraînement, ça ne fait pas de mal
Le GR20 en 10 jours, ce n’est pas une balade dominicale. Il y a des moments où on grimpe à quatre pattes, où les descentes sont raides et glissantes et où les cuisses brûlent. Avoir une petite base d’endurance et d’équilibre, ça évite de paniquer au milieu d’un pierrier. Même une rando de 10 h sur terrain vallonné, avant de partir, c’est déjà un bon début.
3. Les orages, c’est pas juste de la pluie
Être coincé sous un rocher à 2 000 m d’altitude, trempé jusqu’à l’os, en pleine foudre et en pleine nature… ça remet vite les pendules à l’heure. Regardez la météo, adaptez votre heure de départ, et n’hésitez pas à décaler une étape si le ciel s’annonce électrique. Mieux vaut une journée de pause qu’un moment de panique là-haut.
4. Les bergeries, petit luxe simple
On pense souvent aux refuges, mais certaines bergeries sont de vraies pépites : plus calmes, parfois mieux placées, avec une ambiance encore plus authentique. Et souvent, des repas à tomber. Mention spéciale à Vaccaghja, où l’on se croirait dans un film.
5. Les rencontres font partie de l’aventure
Que vous marchiez seul ou en duo, vous croiserez forcément les visages sympas des autres randonneurs. Le soir, en refuge ou autour d’un feu, les discussions coulent toutes seules. Ici, pas de stress, pas de chichis : juste des gens heureux d’être là. Et parfois, ces rencontres deviennent des amitiés de sentier.
6. Mieux vaut trop d’eau que pas assez
Croyez-moi : manquer d’eau en plein cagnard, ça peut ruiner une journée. Même si vous essayez de voyager léger, l’eau ne fait pas partie des concessions. Minimum 2 litres sur vous (voire 3 s’il fait chaud), car certaines sources sont parfois à sec. On ne plaisante pas avec l’hydratation, surtout dans une grande randonnée comme celle-ci !
7. Cuisiner, c’est malin (et économique)
Les repas en refuge, c’est pratique. Mais à 20 € la plâtrée de pâtes, ça pique vite côté budget. Si vous avez un petit réchaud ou que vous utilisez celui du refuge, alterner entre repas achetés et plats maison permet de vous faire plaisir… sans vider le portefeuille. Et ça libère des sous pour une bière bien fraîche à l’arrivée.
8. Prévoyez un peu de rab
Vous avez pile 10 jours pour faire le GR20 ? Essayez, si vous le pouvez, de vous garder une ou deux journées de marge. Un imprévu, un orage, un coup de mou, ça arrive. Mieux vaut arriver à Conca en avance et chiller 2 jours à la plage, que de marcher en mode sprint sous la pression !