Le cirque de la solitude : si vous préparez le GR20, ce nom vous est sûrement déjà parvenu aux oreilles… Perché entre les refuges d’Asco et de Tighjettu, ce n’est pas un simple passage : c’est un lieu mythique, craint et respecté. Pourquoi tant de randonneurs parlent-ils encore du cirque de la Solitude sur le GR20 ?
Parce qu’il cristallise à lui seul toute la difficulté (et la beauté brute) du sentier corse. Parce qu’il a été le théâtre d’un tragique accident en 2015. Et parce qu’aujourd’hui encore, il divise, intrigue, fascine. Dans cet article, on vous propose un tour d’horizon complet !
Où se situe le cirque de la Solitude sur le GR20 ?
Le cirque de la Solitude, véritable légende du GR20, se situe entre les refuges d’Asco Stagnu et de Tighjettu, dans la partie nord du sentier. C’est à ce niveau que le GR20 s’élève brutalement dans un décor minéral, creusé dans les flancs du massif du Monte Cinto, le plus haut sommet de Corse (2 706 m). Cette portion du sentier est à la fois la plus redoutée et la plus mythique du cirque de la Solitude GR20.
Nichée à environ 2 200 mètres d’altitude, cette cuvette naturelle est encadrée par des parois vertigineuses qui forment un véritable goulet d’étranglement pour les randonneurs. L’itinéraire historique plongeait dans le cirque avant de remonter aussi sec de l’autre côté, via des chaînes fixées dans la roche, des dalles lisses, et des pierriers instables. Un terrain très technique, où la moindre erreur pouvait vite se payer cher.
C’est justement cette configuration unique — à la fois spectaculaire, isolée, et exposée — qui a fait la renommée (et la crainte) du cirque de la Solitude. Peu d’endroits sur le GR20 rassemblent autant de verticalité et de tension dans un si petit périmètre.
📌 Pour bien visualiser l’endroit, n’hésitez pas à consulter une cirque de la Solitude carte : elle vous permettra de repérer précisément le tracé, l’alternative actuelle (via le Monte Cinto), et les points de vigilance. Un petit détour par les cartes IGN ou les applis comme Iphigénie ou AllTrails est vivement recommandé avant de vous engager.
Cirque de la Solitude en Corse : un passage à part
Le cirque de la Solitude en Corse, c’est bien plus qu’une simple étape du GR20. C’est un lieu chargé de symboles, de défis, et parfois, de drames. C’est aussi un condensé de ce que la montagne corse a de plus sauvage à offrir.
Sur cette île de contrastes, la météo peut changer en quelques minutes. Un ciel dégagé au départ peut se transformer en brouillard opaque ou en orage sec une heure plus tard. Et dans un cirque rocheux aussi encaissé, les précipitations et les chutes de pierres deviennent rapidement un vrai danger.
Le terrain lui-même est typiquement corse : sec, abrupt, instable, parfois lunaire. Pas de grandes prairies ici, mais des blocs, des vires, des parois. Le sentier se fraye un passage là où il peut, entre les à-pics et les vires aériennes. Dans cette portion, il n’est pas rare d’avoir recours aux mains, voire de progresser sur des chaînes métalliques pour se hisser ou se sécuriser.
Cette difficulté a fait du cirque de la Solitude Corse un passage mythique parmi les randonneurs aguerris. Pour beaucoup, le GR20 ne serait pas vraiment complet sans ce moment de tension et d’adrénaline. Mais c’est aussi ce caractère extrême qui a conduit à sa fermeture après l’accident de 2015, quand plusieurs randonneurs ont perdu la vie dans des conditions climatiques dévastatrices (nous y reviendrons plus bas).
Bref, si vous cherchez le passage le plus engagé du GR20, celui qui met vos jambes, votre mental et votre sang-froid à l’épreuve, alors le cirque de la Solitude est (ou plutôt était) ce moment-là. Aujourd’hui encore, son nom suffit à évoquer la partie la plus technique de la traversée de la Corse à pied.
Le cirque de la Solitude et les accidents : un lieu marqué par le drame
Le cirque de la Solitude n’est pas seulement un haut lieu du GR20 pour sa beauté et son intensité : il est aussi tristement connu pour ses accidents. L’un des plus marquants reste l’accident GR20 cirque de la Solitude de 2015, un drame qui a profondément marqué la communauté des randonneurs et entraîné des changements majeurs sur l’itinéraire.
En juin 2015, un violent orage s’est abattu sur la région alors qu’un groupe de randonneurs traversait ce passage emblématique. La pluie, conjuguée à la topographie en cuvette, a provoqué des coulées de pierres et des glissements de terrain dans la partie la plus encaissée du cirque de la Solitude. Pris au piège, plusieurs marcheurs n’ont pas eu le temps de se mettre à l’abri.
Le bilan a été lourd : sept morts au cirque de la Solitude, plusieurs blessés et une émotion considérable dans toute la Corse. Cet accident du cirque de la Solitude a servi de rappel brutal : même sur un sentier balisé, la montagne reste un milieu à risques, surtout dans un environnement aussi exposé.
Face à ce drame, la FFRandonnée (Fédération Française de Randonnée) et le Parc Naturel Régional de Corse ont pris une décision radicale : fermer le passage historique du cirque de la Solitude et imposer une variante par le Monte Cinto. Une décision difficile, car ce lieu est emblématique du GR20, mais nécessaire pour assurer une meilleure sécurité aux randonneurs.
Les témoignages des rescapés et des sauveteurs, relayés à l’époque par la presse, montrent la violence de l’épisode : un orage soudain, des torrents de boue et des blocs de roche dévalant le cirque. Pour beaucoup de Corses, cette tragédie a aussi ouvert un débat sur la sécurité en montagne, le balisage et la responsabilité des organisateurs de treks.
L’accident du cirque de la Solitude en 2015 : que s’est-il vraiment passé ?
L’accident du cirque de la Solitude 2015 est survenu le 10 juin, en pleine saison du GR20. Ce jour-là, plusieurs dizaines de randonneurs sont engagés sur cette étape mythique entre Asco Stagnu et Tighjettu. La météo avait annoncé des risques d’orages, mais beaucoup espéraient passer avant la dégradation.
Vers la mi-journée, le ciel se couvre et des pluies torrentielles s’abattent sur le cirque. En quelques minutes, le sol devient glissant, l’eau ruisselle et des chutes de pierres commencent à se produire. Coincés dans cette cuvette naturelle, certains randonneurs n’ont pas pu rebrousser chemin. C’est là que se produit le drame : les coulées emportent plusieurs personnes et font plusieurs victimes.
Les causes de cet accident sont multiples :
- Météo : un orage violent, typique de la Corse mais imprévisible dans son intensité.
- Affluence : le GR20 était très fréquenté ce jour-là, ce qui a compliqué l’évacuation.
- Équipement : certains randonneurs étaient insuffisamment équipés pour ce type de terrain et de conditions.
Depuis cet événement, des enseignements importants ont été tirés :
- Le passage historique a été définitivement fermé et remplacé par une variante plus sûre (mais plus longue).
- La communication météo a été renforcée dans les refuges et auprès des randonneurs.
- Les guides et organisateurs insistent désormais davantage sur la préparation et l’équipement avant d’engager une étape difficile du GR20.
Ce drame reste gravé dans l’histoire du GR20 et continue de nourrir la prudence des marcheurs. Aujourd’hui encore, beaucoup se rendent sur place par respect ou pour comprendre ce lieu mythique, même si l’itinéraire a changé. Le cirque de la Solitude demeure un symbole fort de la beauté… et de la puissance de la montagne corse.
Le cirque de la Solitude aujourd’hui : quelle alternative sur le GR20 ?
Depuis l’accident du cirque de la Solitude de 2015, le passage historique a été définitivement fermé par décision des autorités. Trop risqué, trop encaissé, trop exposé aux chutes de pierres et aux orages violents… Ce lieu mythique a laissé la place à une nouvelle variante plus alpine, qui passe par le Monte Cinto, le sommet le plus élevé de Corse (2 706 m).
Alors, que vaut cette nouvelle option pour les randonneurs du GR20 ? Est-elle plus facile, plus difficile, ou simplement différente ? Spoiler : elle n’est pas plus douce, mais elle offre un tracé plus stable… et des paysages tout aussi spectaculaires.
La nouvelle traversée relie toujours Asco Stagnu à Tighjettu, mais via un itinéraire en crête, avec plus de montée et de descente, plus d’exposition au vent, et moins d’eau. Bref : un passage plus long, plus haut, mais jugé plus sûr en cas de météo correcte. Il reste cependant réservé aux randonneurs expérimentés, notamment si vous partez tôt en saison, quand la neige est encore présente sur les hauteurs.
Autre point important : même si le cirque de la Solitude n’est plus emprunté officiellement, son aura reste intacte. Beaucoup de randonneurs s’arrêtent à ses abords pour observer le paysage ou rendre hommage à ceux qui y ont laissé la vie.
Tableau comparatif : ancien vs nouveau tracé du cirque de la Solitude 🧱
| Critère | Ancien passage (cirque historique) | Nouveau passage (Monte Cinto) |
|---|---|---|
| Altitude maximale | 2 200 m | 2 706 m |
| Difficulté technique | Très élevée (chaînes, pierriers, terrain encaissé) | Élevée (col plus haut, mais terrain plus stable) |
| Durée de la traversée | Environ 2h30 | Environ 4h |
| Risques principaux | Chutes de pierres, météo soudaine, isolement | Brouillard dense, fatigue accrue, neige tardive |
| Accès à l’eau potable | Non | Rare (prévoir gourde filtrante ou réserve suffisante) |
| Recommandé pour qui ? | Randonneurs très aguerris, par météo stable uniquement | Très bons marcheurs, à l’aise avec l’altitude et les longues montées |
👉 Le mot d’ordre reste le même : ne jamais sous-estimer cette portion du GR20. Que vous soyez sur l’ancien ou le nouveau tracé, les conditions peuvent vite tourner, et la fatigue se faire sentir. Mais avec une bonne préparation, de la prudence et un bon équipement, cette étape reste l’une des plus sauvages et inoubliables du GR20.
Bien se préparer avant de s’attaquer au cirque de la Solitude
S’attaquer au cirque de la Solitude, même via la nouvelle variante du GR20, ne s’improvise pas. Entre l’altitude, les conditions météo imprévisibles et la technicité du terrain, une vraie préparation est indispensable — aussi bien physique que logistique.
Une préparation physique progressive 🏃♂️
Avant de partir, il est essentiel de travailler votre endurance :
- Cardio (trail, vélo, natation) pour tenir sur la durée
- Renforcement musculaire, notamment jambes, dos et chevilles
- Habitude au dénivelé : entraînez-vous sur des sentiers avec des pentes longues et variées
L’objectif ? Que votre corps encaisse l’effort sans vous griller au bout de 3 jours, surtout sur les étapes les plus engagées comme celle du Monte Cinto.
Équipement conseillé pour le cirque de la Solitude 🎒
Dans votre sac, certains éléments sont non négociables pour cette portion du GR20 :
- Chaussures de randonnée à semelles rigides, cramponnables de préférence
- Bâtons télescopiques, pour soulager vos jambes et stabiliser sur terrain instable
- Gants légers, utiles sur la roche ou par grand vent
- Gourde filtrante (très peu de points d’eau sur le tracé)
- Carte + trace GPS (ne comptez pas uniquement sur le balisage, surtout par brouillard)
- Coupe-vent imperméable, même par temps clair le matin
Le point météo : à ne jamais négliger 🌦️
Le cirque de la Solitude, ancien ou nouveau, reste un passage de haute montagne, avec tout ce que cela implique :
- Brouillard épais : on peut y perdre ses repères très rapidement
- Orages violents : classiques en Corse en fin d’après-midi, surtout en altitude
- Neige tardive : parfois présente jusqu’à mi-juin sur les cols
👉 Conseil clé : vérifiez toujours la météo la veille ET le matin du départ. Et ne partez pas si le doute subsiste.
Vérifier l’état du sentier avant de partir 🔎
Avant de vous engager, prenez quelques minutes pour consulter le site officiel du Parc Naturel Régional de Corse (PNRC). Il y publie régulièrement des bulletins sur l’état des sentiers, les risques identifiés (neige, éboulements, fermeture temporaire…) et les conditions en temps réel sur le GR20.
Checklist rando spéciale “cirque de la Solitude”
Avant de vous lancer, posez-vous ces questions :
☐ L’étape du jour est-elle identifiée comme technique ou alpine ?
☐ Avez-vous vérifié la météo sur plusieurs sources (Météo-France, SpotAir, Windy…) ?
☐ Votre matériel est-il complet :
• Chaussures rigides
• Bâtons de rando
• Gants
• Gourde filtrante
• Carte IGN et/ou trace GPS
☐ Êtes-vous bien hydraté, reposé et lucide ?
☐ Avez-vous prévu un plan B en cas de météo capricieuse, blessure ou grosse fatigue ?
☐ Avez-vous informé un proche ou un gardien de refuge de votre départ ?
Les gourdes filtrantes, alliées indispensables sur le GR20
Quand on se lance sur le GR20, chaque gramme compte… et chaque gorgée aussi. Sur certaines étapes, notamment autour du cirque de la Solitude, les gourdes filtrantes pour les randonnées font toute la différence. Elles permettent de rester autonome, de boire sans crainte, et de réduire considérablement le poids à porter.
Pourquoi elles changent la donne sur des étapes comme le cirque de la Solitude ? 🧴
Sur cette portion du GR20, les points d’eau sont rares voire inexistants entre les refuges. Attendre d’arriver au prochain abri pour boire ? Mauvaise idée, surtout en plein cagnard corse ou sur une montée soutenue.
Avec une gourde filtrante, vous pouvez :
- Remplir directement dans un ruisseau ou une source (quand elle est présente)
- Filtrer bactéries et protozoaires pour éviter les mauvaises surprises digestives
- Alléger votre sac à dos (pas besoin de trimballer 3 litres d’eau « au cas où »)
- Limiter les déchets plastiques : plus besoin d’eau en bouteille, et c’est la nature qui vous dit merci
Modèles recommandés pour le GR20 🥇
Voici trois références éprouvées par les randonneurs du GR20, testées en conditions réelles sur terrain engagé :
| Modèle | Atout principal | Idéal pour… |
|---|---|---|
| Katadyn BeFree | Ultra légère, filtration rapide (63 g) | Randos rapides, minimalistes, amateurs de légèreté |
| LifeStraw Go | Longue durée de vie (jusqu’à 4000 L) | Longues traversées, bon rapport qualité/prix |
| Grayl UltraPress | Filtration + purification (virus inclus) | Départ en début de saison, conditions incertaines |